Reportage 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
   
     
CHU 9 février 2007
 
Les hépatites sous surveillance
 

Le Pr Christine Silvain utilise le fibroscan depuis novembre 2006.  
Le service d’hépato-gastro-entérologie du CHU de Poitiers a récemment fait l’acquisition d’un fibroscan. Cet appareil de technologie française évite dans 90% des cas la biopsie. Tous les détails avec le Pr Christine Silvain.

Les Journées hépatites organisées mi-janvier au CHU de Poitiers avaient un double intérêt : sensibiliser le public à ces pathologies -donc aux facteurs de risque (*)- et informer les malades ainsi que les professionnels de santé des progrès réalisés en termes de dépistage et de traitement. Car si les fibroses, cirrhose et autres cancers du foie ne semblent pas régresser (0,85% des Picto-Charentais souffrent d’une hépatite B, 0,65% d’une hépatite C), les progrès sont palpables. Où l’on reparle du fibroscan !

Depuis novembre 2006, le service d’hépato-gastro-entérologie du CHU de Poitiers utilise ainsi cette technologie française non invasive dans la détection des pathologies du foie. Cet appareil sert à «réaliser des diagnostics de sévérité de la maladie hépatique». Le Pr Christine Silvain détaille : «Le fibroscan permet d’évaluer la fibrose, c’est-à-dire le processus cicatriciel qui va survenir au cours de l’hépatite. C’est en fonction de cette fibrose que l’on décide s’il y a un traitement ou non.»

Un vrai confort

Au-delà du diagnostic initial, le fibroscan permet de «regarder si la fibrose évolue dans un sens ou dans l’autre», voire « évaluer le degré de gravité de la cirrhose». En résumé, la technologie offre un vrai confort au patient, qui n’est plus obligé de subir une ponction biopsique du foie. «Avant, il fallait mettre une aiguille dans le foie du patient, ce qui est douloureux», admet la responsable du service hépato-gastro-entérologie.

Aujourd’hui, la mesure de l’élasticité du foie -le principe du fibroscan- s’effectue dans le cadre d’une visite classique. «On sait qu’un tissu dur et élastique est fibreux. Il suffit donc d’envoyer une impulsion sur la peau. Cette onde se répercute dans le foie et l’on mesure la vitesse de progression de l’onde. Plus l’onde s’enfonce rapidement, plus l’élasticité est importante.» Une élasticité de 20 kPa correspond par exemple à une cirrhose. Autant dire que la technologie française change la vie du patient comme celle des praticiens.

(*) L’hépatite C se transmet par le sang, l’hépatite B se transmet par transmission sanguine et sexuelle.

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